Qui je suis ?

Moi, c’est Axelle, et un jour, je me suis rendu compte que les agriculteurs, dont le métier était de nous nourrir, ne vivaient pas de leur métier. J’avais 15 ans et j’avais envie de remettre l’église au milieu du village.

De la seconde en lycée agricole, dans l’espoir de trouver une vocation scolaire à ce site, Matières Premières, il n’y a qu’un pas (là, c’est juste pour l’expression).

Avant de partager mes bribes de vie, peut-être que tu veux savoir qui se cache derrière ce blog :

Le tout début

Pour moi, les vaches, c’était assez éloigné, mais j’avais 15 ans et… un dégoût assez prononcé pour l’école. Pour sauver les murs, j’ai décidé de faire un lycée agricole, de voir des choses plus concrètes et avec un peu plus de cadre (bienvenu à l’internat). C’était pour faire un bac techno « Science et Technologie de l’Agronomie et du Vivant ». En vrai, l’agriculture, je n’y connaissais rien, mais j’étais très curieuse ! À chacun de mes stages, j’allais découvrir une nouvelle production (vaches laitières, vaches allaitantes, cochons, moutons…).

Ce que j’ai appris : c’est que les agriculteurs travaillaient beaucoup, avec passion, pour gagner peu, mais aussi que les produits que je consommais sur place étaient bien supérieurs à ce que j’avais l’habitude de consommer (qui venaient des supermarchés !). Il fallait remettre l’église au milieu du village.

Je suis restée dans cette branche-là pour la suite de mes études. BTS Productions animales, puis formation en commerce et gestion dans l’agriculture et l’agroalimentaire, puis Master en Gestion d’entreprise. À chaque formation, j’ai changé d’établissement : je suis passée du lycée conventionnel au lycée bio, puis à l’école agribusiness. Mon objectif : me forger ma propre opinion en allant chercher des informations dans chacune des formes d’agriculture. Ces trois écoles m’ont permis d’avoir une vision un peu plus globale de l’agriculture et des enjeux de l’alimentation.

Pour mon Master, je me suis tournée vers mon autre passion, le sport 😏

Belgo-Bretonne à Caen

🐣 Née à Bruges

🐥 J’ai grandi à côté de Vannes

🦅 J’ai fait mes études entre Rennes, Angers et Le Mans.

Je suis arrivée à Caen en 2018. Je travaillais dans les ventes aux enchères de chevaux à Falaise. N’étant pas de la région, je cherchais des producteurs avec une démarche engagée. Honnêtement, c’était l’enfer. Même moi, qui m’y connaissais un peu et qui étais hyper déterminée, j’avais du mal. En plus, je commençais le zéro déchet et avec mon planning, c’était mission impossible.

Je me disais :

« Ce serait tellement plus simple si : tous les produits des producteurs étaient disponibles au même endroit, déjà sélectionnés, dans des contenants réutilisables et consignés, le tout en drive. »

Comme ça n’existait pas, je l’ai créé. C’est comme ça qu’est née La Fourmilière en 2019.

La Fourmilière, c’était une aventure extraordinaire. J’ai tout créé de zéro avec beaucoup de conviction (et un peu d’innocence). Mais c’était peut-être ça, la force de l’entrepreneuriat : tant qu’on ne voit pas la montagne à gravir, on avance. J’ai passé 4 ans à construire ce projet : chercher les producteurs et fournisseurs, créer mon site, mon ERP, communiquer, développer, chercher, échouer, recommencer.

Mais, au bout de 4 ans, il a bien fallu se rendre à l’évidence : ça ne fonctionnait pas ! Je pense que les 6 mois où j’ai géré la fermeture de cette première boîte, j’ai appris bien plus que pendant mes 5 ans d’études et 4 ans d’entrepreneuriat. C’est là, à ce moment très précis, qu’on met le nez dans toutes ses bêtises (et qu’on les paie, au sens propre du terme).

Est-ce que j’ai dit mon dernier mot ? Il semblerait que non ! S’il y a bien une chose dont je me suis rendu compte, c’est que savoir ce que l’on met dans son assiette et pourquoi, ce n’est pas simple. Et ce n’est toujours pas simple de répondre à des questions comme : les tomates, je les prends bio, mais si elles sont locales mais pas bio ? Et si elles sont d’Espagne pas sous serre, ou de France mais sous serre ? Quel impact carbone ? Et quel impact social ? En fait, est-ce que je dois manger des tomates ?

Eh bien, c’est toutes ces questions que j’ai envie d’aborder ici !

Ok, à part ça ?

Tu l’as peut-être déjà compris, j’adore le sport : rugby, course à pied, équitation (enfin…) et puis, comme je m’ennuyais, j’ai ajouté le triathlon, et de temps en temps, j’essaie de me mettre debout sur une planche de surf !

J’aime aussi beaucoup la musique (juste pour écouter). Vraiment, j’adore chanter, mais tu n’as pas envie que je chante.

Oh, et le zéro déchet dans tout ça ?

Mais oui, La Fourmilière, c’était un drive zéro déchet.

J’ai eu le déclic le jour où j’ai regardé cette vidéo de Konbini. Je n’arrivais pas à me regarder dans un miroir en sachant qu’une personne, que je n’avais jamais vue de ma vie, devait tous les matins se lever face à mes déchets. Je pense que j’ai mis un mois à devenir une vraie adepte du zéro déchet (alors que cela faisait plusieurs mois que « j’essayais »).

D’ailleurs, j’ai fait un TEDx à ce sujet.

Est-ce qu’aujourd’hui j’ai un mode de vie zéro déchet ? Mmmh… non (shame on me). De retour dans un mode de vie plus classique, faire mes courses, c’est à nouveau la croix et la bannière, et mon frigo désespère mes copines à chaque fois qu’elles arrivent chez moi (juste parce qu’il est vide). Mais je suis toujours convaincue de l’importance du zéro déchet et il y a beaucoup, beaucoup de choses pour lesquelles je le suis toujours !

Voilà, tu en sais déjà un peu plus sur moi.

On bosse ensemble ?